| Opposer la vie à la mort est une erreur. C’est la naissance qui est à mettre en juxtaposition avec la mort. La première est le début d’une manifestation physique, l’autre en est la fin ou l’aboutissement.
La vie elle, englobe ces deux aspects apparemment duels.
Pour mieux comprendre la mort, nous pouvons utiliser l’analogie des rêves. Lorsque nous rêvons, nous nous identifions à un personnage imaginaire et nous évoluons dans un univers fantasmagorique qui nous paraît pourtant bien réel. Cette vie onirique prend naissance au début du rêve et s’achève à la fin de celui-ci.
Il en est de même pour le personnage diurne que nous incarnons. Lorsque prend fin cette existence temporelle, nous accédons à un autre plan de réalité, jusqu’au prochain rêve…
Notre vie elle, n’en est pas affectée. De même que lorsque notre rêve s’achève nous ne cessons pas de vivre. Nous poursuivons notre vie sur un autre plan de conscience.
Nous existons fondamentalement en tant que conscience. Et celle-ci n’a ni début ni fin. Par contre, les manifestations physiques et temporelles dans lesquelles elle évolue, ne cessent de se transformer. La vie manifestée n’est finalement qu’un perpétuel cycle de mort et de naissance. C’est sa nature.
La mort n’est en fait qu’une… péripétie.
Un être éveillé est une conscience qui s’est libérée de l’ego. Qui s’est libéré de l’illusion que la mort est la fin de la vie. En tant que conscience, nous ne sommes pas affectées par la dualité du monde physique et temporel.
La « désidentification » avec l’ego est la mort ultime. Celle-ci mène à l’éveil. Pour l’éveillé, la mort du corps physique n’est pas plus troublante, que pour le commun des mortels, de se défaire d’un vêtement usagé.
Ni homme ni femme, ni commencement ni fin, telle est la nature inaltérable et immortelle de notre conscience.
Le but ultime de notre incarnation est de manifester notre nature intemporelle.
Pour un être conscient de sa nature immortelle, la mort n’est qu’une péripétie sur le long chemin de la vie…
Amédée |